Livre d'or

Merci de me laisser un petit message! Bienvenue! Welkom!

268 message(s) dans le livre d'or

JF Le 27/11/2007

Les commentaires d’Anastasie me paraissent révélateurs de plus d’un problème récurrent dans ce pays, que l’on soit au Nord, au Sud ou au centre de celui-ci :
1) L’enseignement de l’Histoire à l’école, qui a été systématiquement négligé ou tronqué (cf. l’instrumentalisation éhontée de la Bataille des Eperons d’Or pour en faire un mythe fondateur du nationalisme flamand : on a assez dit qu’en réalité, le comte de Namur était aux côtés des milices courtraisiennes, et l’on devrait ajouter que, du côté des Français, il y avait le Duc de Brabant ; « en face », si j’ose dire, l’idéalisation de la période d’occupation française sous la Révolution et l’Empire, alors que l’on oublie – ou feint d’oublier – que nos provinces n’en pouvaient plus, écrasées par l’impôt sonnant et trébuchant et l’impôt du sang = la conscription, qui envoyait nos forces vives se faire hacher sur les champs de bataille labourés par les ambitions impérialistes du « Petit Tondu », etc. : la liste est longue, n’en jetons plus. N.B. Que l’on veuille bien noter que je ne suis en aucune manière partisan de l’ « imagerie d’Epinal belgicaine » qu’on nous servait sur les bancs de l’école il y a quarante ans et plus : des travaux académiques des plus sérieux et documentés établissent la réalité d’une « communauté belge » entre Escaut-Meuse et Moselle depuis deux mille ans et « notre ancêtre Ambiorix » (eh oui). Lire Henri Pirenne, que nos « bons esprits » affectent de tenir comme complètement ringard alors qu’à l’étranger (p.m. il a aussi beaucoup écrit sur l’Histoire européenne), il est toujours considéré par les historiens professionnels comme une référence, et le grand Jean Stengers qui, peu avant sa disparition, eut encore le temps de nous offrir une somme – qui se lit comme un roman – magnifique et extrêmement éclairante et documentée sur l’histoire du sentiment national en Belgique, en 2 tomes (éd. Racine, 2002).
2) Enfin, ce qui n’est pas sans rapport avec ce qui précède, une certaine haine de soi, parfois, qui pousse trop de nos compatriotes à s’auto-anéantir et à dénigrer leur pays. J’aime le sens de l’auto-dérision qui nous est propre, certes, mais à consommer avec modération tout de même ! Je tiens simplement à faire observer que la Belgique, c’est plutôt pas mal : 13e sur 177 dans le classement de l’Indice de Développement Humain dressé par le Programme des Nations unies pour le Développement, en 2004 (dernières données disponibles : celles de 2006 doivent être rendues publiques ce 27/11 : voir à <http://hdrstats.undp.org/stats_unavailable.cfm>). Bien sûr, je ne cherche pas à nier les graves problèmes économiques et sociaux qui se posent à nous, l’exclusion sociale et les loyers en hausse, au contraire… Mais le jour où la Belgique se scindera, ce sera bien autre chose : le chaos économique et social pour tous, Flamands, Bruxellois, Wallons et germanophones compris.

Une Flandre indépendante pourra se mirer le nombril en se mordant les doigts, car la chute de son niveau de vie risque d’être aussi impressionnante qu’à BXL ou en Wallonie, et je demande que l’on me démontre de façon raisonnée et convaincante en quoi la solution, pour les deux dernières, seraient de devenir la banlieue de Maubeuge (avec tout le respect que je dois aux habitants de cette ville).

En réalité, il n’y a qu’une solution à notre problème à tous (tous les Belges) : le rétablissement d’une circonscription électorale nationale et la (ré)constitution de véritables partis nationaux.

Anastasie Le 27/11/2007

Pour JF. le ton docte remplace avantageusement les foucades précédents, mais hélas, l'avalanche de mots à connotation historiantes ou économisantes ne convainquent que les convaincus. Tout cela ne fera, je pense, pas revenir les Flamands qui sont bien decidé à partir, et l'ont encore montré par leur absence au jamboree du 18. C'est EUX qu'il faut convaincre, et en néerlandais de préférence, pas nous... Est-il inconcevable de voir les faits actuels, et pas une vue abracadabrantesque du passé? Ils veulent partir, c'est simple et imparable. Embrassez la Belgique sur la bouche, mais cela ne changera plus rien... Et vu des USA ou de Chine ou du Pakistan où se joue vraiment notre avenir, c'est Clochemerle.

JF Le 27/11/2007

La dernière contribution d’Anastasie tombe à point pour nous rappeler ceci : le 18, il y avait des Flamands à Bruxelles. Tous les Flamands ne sont pas des clones de-qui-vous-savez, des fachos vociférant et bouffeurs de francophones et d’allochtones.

Tous les Flamands ne veulent pas « partir » (pour aller où ?). Il y a toujours, dans la partie néerlandophone de ce pays, des gens bien, et même très bien, pour qui la Belgique, la démocratie et la raison ne sont pas de vains mots.

Mais il est beaucoup plus difficile pour eux de témoigner de leurs convictions dans un environnement dominé par une minorité d’excités bruyants et hyper-actifs (que la perspective de ce qu’ils s’imaginent être leur « Grand Soir » excite encore plus), qui tentent par tous les moyens de vous intimider, insulter et agresser dès que vous faites mine simplement de dire votre attachement à votre pays.

Ces « Belges du Nord » sont des gens très courageux, bien plus que ceux d’entre nous qui, à Bruxelles, arborent le drapeau tricolore à leurs balcons à tous les coins de rue !

Aidons-les, soutenons-les en signant la pétition, patronnée par Axelle Red, Hugo Claus, Kim Gevaert et d’autres, « Red de Solidariteit / Sauvons la Solidarité », dont le site de Mme Houard s’est déjà fait l’écho (voir à
<www.sauvonslasolidarite.be>) !

Ne faisons pas de cadeau aux extrémistes : ils tablent précisément sur notre exaspération pour nous faire tout lâcher (« à quoi bon ? S’ils la veulent, leur indépendance, qu’ils la prennent… »).

Eh bien, non, ça ne marchera pas comme ça !

Et de grâce, cessons les querelles fratricides et ineptes.


Anastasie Le 26/11/2007

Pour Etienne. Vos sources concernant le réferendum sur la Question Royale? Jusqu' à preuve du contraire, il y a eu une majorité de Flamands et une minorité de Wallons pour le retour de Léopold le chauffard. L'exégèse de l'affaire des grèves ne concerne que l' interprétation de son auteur. Si il veut se cacher derrière son petit doigt pour dire que la Régence et le Réferedum sur la Question Royale ne témoignainent pas déjà d'un profond malaise...

fran Le 26/11/2007

quel courage que de vouloir faire changer les choses, moi je vois tout ça de très loin et c'est navrant... mais ce week-end j'ai quitté Paris pour venir faire un tour à Bruxelles et j'en reviens dégoutée et désolée par le comportement des personnes que j'ai croisé le sentiment anti-francophone est très net, je me suis fait insultée et cracher dessus... Bon courage à vous tous qui voulez que les choses changent, l'union fait la force

JF Le 24/11/2007

Msg à Azrael, en réponse à son « post » du 21/11 :
Navré, Monsieur, de vous décevoir, mais je ne serais pas assujettable à l’ISF quand bien même je le souhaiterais ardemment, n’étant qu’un modeste serviteur de l’Etat dont le train de vie n’autorise guère de fantaisies délirantes. Le cas auquel je me suis référé n’en est pas moins réel : je persiste, donc, et signe (la France n’est pas un paradis fiscal pour ses autochtones, que vous voudriez que nous devenions).
Néanmoins, ne vous inquiétez pas : je ne tenterai pas de vous convaincre comme vous ne me convaincrez pas. Cela dit, nous sommes d’accord : l’attachement à son pays est bien une question de valeurs. Là où nous divergeons, cependant, c’est sur le sens du mot « valeurs » : pour moi, ce n’est pas une question de calculette, de taux d’intérêt ou d’impôt. Je ne me vois pas vouloir changer de passeport sur catalogue chaque fois que ma déclaration d’impôt me donne de l’urticaire.
Parce que, comme disaient Chesterton et, paraît-il, quelques autres Anglo-Saxons, "My country, right or wrong" (à compléter comme suit : « When right, to be kept right ; when wrong, to be put right »).
Bien à vous,
JF

Happiness runs Le 24/11/2007

Voici quelques chiffres réels pour nourrir le débat. Mais, comme le fait justement remarquer JF, en matière de valeurs et d’attachement à son pays, l’argent n’est pas nécessairement le plus important. J’ai quitté Bruxelles parce que je ne trouvais pas de travail dans mon créneau professionnel. Et croyez bien que je le regrette tous les jours. Je me pose souvent la question : « Le jeu en valait-il la chandelle et le prix à payer n’était-il pas trop élevé ? »
J’ai trouvé du boulot près de la frontière, avec un salaire environ 20 % plus bas qu’en Belgique. Je gagne environ 1950 euros par mois après 2 licences universitaires et une vingtaine d’années d’ancienneté.

Voici donc mes données (en net) pour l’année 2005 :
Revenu net annuel : 24.985 €
Impôt sur le revenu 2005 : 2412 € (payé en 2006)
Taxe d’habitation : 543 €
Impôt foncier : 470 € (appt. 55 m2)
Redevance T.V. : ± 115 €
Assurance véhicule : ± 500 €
Assurance habitation : 200 €

Je dois à l’honnêteté de signaler que mes impôts sur le revenu 2006 ont baissé de 450 €. J’ignore s’il s’agit d’une erreur, ou d’un relèvement des plafonds d’imposition. Ne perdez pas de vue qu’en France, la retraite se calcule sur base de 40 ans de cotisations (et bientôt 42). Et gare à celui qui n’a pas fait une carrière complète. Si mes informations sont exactes, la retraite en brut se calcule plus ou moins comme suit : dernier salaire net, divisé par 2, et multiplié par le % des 40 années réalisées. Par exemple, si vous avez travaillé 30 ans et que votre dernier salaire est de 2000 €, vous toucherez une retraite de ± 750 € brut. A vous de cotiser pour une retraite complémentaire, mais encore faut-il en avoir les moyens ! Tant pis pour vous si vous avez fait de longues études : vous ne pourrez qu’en « racheter » un maximum de 3, et pour un prix élevé.

Il est un peu simpliste de dire que le coût de la vie est moindre en France. Ça, c’est le discours de celui qui fait ses courses en France, pas de celui qui y gagne sa vie. Car il vous faut évidemment tenir compte de votre évolution salariale. Pour parler de ce que je connais, entre mon salaire mensuel de 2002, et celui de 2006, il y a une différence de 34,75 €, soit une augmentation totale de 1,66 % (3,15 % en salaire brut) ! 1,66 % en 5 ans, alors que l’inflation officielle tourne autour de 2 % par an, ça vous donne une petite idée de la dégradation constante du pouvoir d’achat depuis 2000. Et je ne suis pas parmi les plus à plaindre.
Mais l’argent n’est qu’un aspect parmi d’autres, et à ce propos je renvoie au témoignage de Non merci ! posté le 16 novembre, dont je reproduis une partie in extenso :

« Plus sérieusement, la France dont vous parlez, c’est la France des cartes postales ? riante et ensoleillée ? celle que vous connaissez pour y être allé en vacances ? Les campings sympas, la pétanque et la belotte ? Celle de Paris, très particulière et un peu plus proche de ce que nous sommes ? Celle que vous pensez connaître en surfant sur le net ?

Celle dans laquelle je travaille tous les jours depuis vingt ans n’a rien à voir avec les salades que vous débinez. C’est celle des gens ordinaires, de la pauvreté, du chacun pour soi, de l’égoïsme, du racisme et de la xénophobie très à fleur de peau, du chauvinisme et de la condescendance, des beaufs, des poussées de guérilla dans les banlieues, de la critique permanente, des salaires au lance pierre (un exemple parmi d’autres : une aide-soignante gagne en début de carrière ± 1100 € par mois ; dont elle doit déduire ses impôts, puisqu’ils ne sont pas préservés à la source et sa taxe d’habitation) et de l’appauvrissement des classes moyennes (mon pouvoir d’achat s’est érodé de 15 % en 7 ans), celle du gaspillage des ressources, celle de la lente faillite de la Sécurité sociale (l’imposition de la C.S.G. et de la R.D.S. n’y ont rien changé, de sorte que l’Etat français a préparé dans ses cartons les 42 ans de cotisations pour tous – pas de pré-retraites au programme), celle des écarts pharaoniques entre les salaires et des inégalités sociales, celle d’une société très individualiste, peu syndiquée, très hiérarchisée, celle du délabrement de l’enseignement dans les lycées, celle du gâchis des examens d’entrée dans les écoles, qui laissent sur le carreau nombre de jeunes ou qui les contraignent à tenter leur chance en Belgique (j’ai rencontré récemment une étudiante qui avait dû passer 18 fois le concours d’entrée et perdre trois ans de sa vie avant que le tirage au sort ne lui permette de réaliser son rêve !), celle du blocage des relations sociales, d’un système politique archaïque organisé de telle sorte qu’une partie gouverne contre l’autre, celle des télés privées abêtissantes et aux ordres du pouvoir en place, et je pourrais continuer encore longtemps.
La France que je connais est une France sinistrée à laquelle la Belgique n’a pas grand chose à envier, une France bien loin des images à l’eau de rose que vous propagez.
Et je ne parle pas de ce qui est à mes yeux le plus important : il y a un fossé entre les mentalités belges et françaises, une perception et une compréhension différente des choses. Ma conviction est que beaucoup de belges seraient malheureux d’être catapultés dans un univers si éloigné de ce qu’il sont. Et je le redis, je ne parle pas de la France des vacances. »

simon m Le 23/11/2007

mesage à azrael
ce qui me choque dans vos interventions sur ce site, c'est que vous vous y exprimiez alors même que vous n'en partagez pas la philosophie! vous avez le droit bien sûr d'avoir votre opinion, mais alors créez votre propre site ou allez sur des sites où tout est accepté! cela me fait penser à un bart de wever qui prétend à un poste fédéral (c'est à dire pour TOUS les Belges) alors qu'il ne pense que séparatisme! quelle hypocrisie!!

Azrael Le 23/11/2007

message à Simon...

Justement, ce qui fait la richesse de la démocratie, ce sont les échanges d'idées.
Que ce serait terne si tout le monde avait le même avis.
Madame Houard ne me démentira pas, elle qui a voulu réunir des gens de langues différentes dans son mouvement.
Vous essayez de me convaincre du bien fondé de vos propos; je fais de même avec les miens....
De là à me traiter comme De Wever, avouez que c'est insultant. mais je n'en suis plus à un quolibet près au sujet de mes souhaits concernant la Wallonie.

WALLONS ENFANTS ....

Non merci ! Le 22/11/2007

@ Azrael et autres séparatistes rattachistes
Après nous avoir un moment laissé espérer qu’il nous ferait grâce de ses productions délirantes, ou tout au moins qu’il en atténuerait quelque peu la fréquence, voilà que Poupousse le Spam est de retour, cette fois dans sa version « Levez-vous fiers Wallons ».

Non content de distiller généreusement – et c’est un euphémisme - sa bonne parole aux imbéciles obtus et récalcitrants que nous sommes, non content d’asséner ses conseils ou ses directives pour un avenir radieux dans le giron d’une France profondément malade, le matou prolifique radote ses clichés caricaturaux à l’égard de la Communauté flamande et de l’Etat dont par ailleurs il profite.

Comme un père bienveillant qui comprend que l’erreur fait partie de l’apprentissage, ce sac à puces a la générosité et la patience de nous expliquer nos égarements, en dépit de notre entêtement à nous aveugler sur notre destin de belge. Il n’en est que plus méritoire de sa part de persévérer dans son projet de nous convaincre, nous le peuple égaré, de nous glisser au plus vite dans la couche de Marianne. Le matou sait ce qui est bon pour nous, et avec l’aplomb d’un maquignon, il nous fait miroiter la promesse des extases qui nous attendent entre les draps de la belle. (Cependant, pour une perception un peu différente de la réalité française, voyez l’actualité, et aussi le billet de Non merci ! en date du 16 novembre).

Azraël le Spam, il faudra pourtant vous faire une raison : mon pays vous survivra ! Vous vous consolerez dans la conviction d’avoir eu raison contre tous, et avec les souvenirs de vos rêves contre nature, quelque part au milieu d’une Belgique que vous exécrez !

Faites donc quelque chose, consultez un véto …

Écrire un message sur le livre d'or

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site