Question aux unionistes ?

Auteur  
# 25/06/2009 à 15:20 Philippe Vousure
Les questions que je voudrais vous poser sont les suivantes :

1. Comment un peuple a l histoire courageuse (je parle des Wallons) peut il accepter de se maintenir dans une union nationale alors que sa composantes opposées (les flamands) a, dans sa majorité, montré un profond mépris pour eux : représentation parlementaire amplement séparatiste, insulte permanente aux « assistés wallons », vote a l unanimité flamande (a l exception d Herman de Croo) le 18 mai 2006, d une proposition du Vlaams Belang " relative au démembrement de l'Etat belge en vue d'accorder l'indépendance au peuple flamand et au peuple wallon souverains" (DOC 51 2494/001), oppression des « minorités francophones » de la périphérie bruxelloise digne du régime de l apartheid et dénoncée internationalement et même insulte d un ancien premier ministre belge élu avec 800.000 votes de préférence qui mettait en doute les capacités intellectuelles de ses administrés francophones (du jamais vu…). Le mot « honneur » a-t-il un sens pour les Wallons ? Quelques soient les nécessités financières des la Wallonie, peut on se laisser insulter ainsi sans réagir ? Ou est donc ce valeureux peuple Wallon qui était connu et respecté dans l histoire pour son refus de l oppression ?

2 . Comment peut on expliqué l existence d un pays, même sous la forme fédérale, que tout oppose et qui n a presque jamais le même état d esprit sur rien. Depuis des décennies, le vote des Wallons et le vote des Flamands n a jamais été dans le même sens. Il n existe plus qu un parti a vocation national (les écologistes) mais celui-ci est anti-monarchiste (le principale symbole du pays) et a une représentation très inégale dans les deux communauté. Aujourd hui la Flandres se démarque comme opposée au socialisme alors que la Wallonie s accroche a cette idéologie. La Flandre continue d avoir une des plus forte représentation néo-fasciste d Europe meme si elle est en baisse alors que la Wallonie ignore cette idéologie. Le fossé qui sépare et oppose les deux communautés a toujours été. Il suffit de citer la question royale mais il y a pire : la méconnue histoire de la bataille de la Lys en 1940 ou la majorité des unités militaires flamandes se livraient a l ennemi alors que les unités militaires wallonnes contre-attaquaient partout ou elles le pouvaient pour repousser l envahisseur nazi. 60% des morts belges de cette bataille seront francophones alors qu ils ne représentaient que le tiers des effectifs. Cette défaite ouvrira le front allié aux troupes allemandes et accéléra la défaite de 1940. Le plus triste épisode de l histoire belge et un des épisodes les plus répugnant de l histoire militaire de la deuxième guerre mondiale.

3. Enfin, comment les francophones belges peuvent ils se laisser imposer la célèbre expression « spreek vlaams » (parle flamand) alors que le flamand n existe pas. Les linguistes s entendent pour citer ce qu on appelle le flamand comme un ensemble de patois (flamand oriental, brabançon, flamand occidental et limbourgeois) qui ne se comprennent pas toujours forcément ensemble et qui ont donc choisi de s exprimer dans la langue des Pays-Bas, le néerlandais. C est leur droit. Mais la ou la situation devient pathétique c est quand c est quand les flamands tentent d imposer cette langue au niveau nationale et a l ensemble de la population belge alors que les Pays-Bas, conscient du caractère locale de leur langue, tente d imposer a tous les niveaux de leur société un bilinguisme avec comme deuxième langue l anglais pour que leur pays n ait pas a être victime d un ostracisme et ne soient pas isolé mondialement par une langue que personne n a envie d apprendre.

Merci de me répondre en épargnant les insultes et en faisant preuve d esprit de tolérance.
# 01/07/2009 à 10:43 Azrael
Apparemment, les unionistes belgicains ne se pressent pas pour répondre aux questions dérengeantes.....
Sont en vacance sans doute .
# 02/07/2009 à 23:13 un passant par là
Comment un peuple pouvant être fier de son histoire, les allemands, a pu laisser s'installer démocratiquement un régime dictatorial basé sur la haine raciale et surtout à peine bouger contre les massacres?

C'est une bonne chose que dans ce pays tout le monde ne soit pas du même avis (le monde serait triste sinon, non?), cela permet une certaine modération et évite que la Flandre ne deviennent une dictature de droite et la région wallonne soit gouvernée par un congrès des soviets.

N'oubliez pas de mentionner les différences provinciales (le Luxembourg est CDH, le Brabant wallon MR, Liège PS)

Le fameux DOC 51 2494/001 dont vous faites mention a été voté à la discussion, ce qui semble normal en démocratie, non?

Les « oppressions » envers les francophones sont surtout (mais pas uniquement, j'admets) le fait de quelques déchainés du TAK et sympathisants qui n'ont rien d'officiel.

Ce n'est que mon avis, mais je ne ressent aucun mépris pour ma personne quand je vais en Flandre. Peut-être parce que je fait l'effort de commencer en néerlandais.

Je ne sais si le mot « honneur » a encore du sens, mais il est vrai que l'on devrait prouver à Mr Leterme le contraire en faisant l'effort d'apprendre le néerlandais


Pour ce qui est de la défaite de la Lys, vous omettez quelques détails : 1° si cela a accéléré la défaite, c'est maximum de 1 jour ou 2 (cfr Gotovich). 2° vous ne mentionnez pas la propagande pro-active anti-française et anti-anglaise du VNV dans un contexte d'impuissance technologique et numérique par rapport à l'envahisseur. N'oubliez pas également le bombardement exclusivement sur des villes du sud du pays sur ordre d'Hitler.

Les défections de quelques bataillons d'infanterie néerlandophones (à opposer à la vive résistance des artilleurs et cavaliers flamands) ne permettent pas de conclure en une action anti-belge mais plutôt de désespoir. Maintenant je suis tout à fait d'accord que cela ait induit de la frustration chez les francophones.

Une chose, il me semble que la proportion de francophones en 1940 monte à au moins 40% et non pas 30%.

Pour ce qui est de la question royale, n'oubliez pas que seules 2 provinces (Liège et Hainaut) étaient contre le retour du Roi.

Je ne comprends pas très bien l'argumentation du point 3. Pourquoi les flamands imposeraient ils leur langue comme langue nationale alors qu'elle l'est déjà? Sinon, en quoi est ce mal d'apprendre le néerlandais à l'école? Cela n'a jamais empêché d'apprendre l'anglais simultanément et même si la Belgique n'existait pas c'est toujours utile de connaître la langue de ses proches voisins.

Pour travailler dans un service comportant à 50% des francophones et des néerlandophones, je puis vous assurer que l'on s'entend très bien et que si il y a des conflits, la langue n'y est jamais pour rien. Pour un extérieur, il est impossible de faire la distinction entre un francophone et un néerlandophone temps qu'ils ne prononcent rien.

Sinon, je vous conseille de parler avec des collègues de l'autre communauté, on peut facilement se rendre compte des préjugés effarants diffusés par les médias et de la vision tordues qu'ils ont du sud du pays et inversement.

J'espère que ma très succincte (il est vrai que le débat est vaste) réponse ne vous fut pas insultante.
# 03/07/2009 à 20:05 Philippe
Merci au "passant qui passait par la" de m avoir répondu.
Quelques réponses intéressantes et d autres qui le sont moins.
La fierté des allemands qui ont néanmoins laissé passer Hitler ne peut en rien justifier la fierté d autres peuples qui a leur tour se conduisent comme des autruches effrayées devant le danger.
Le fameux DOC 51 2494/001 sur l indépendance flamandes a effectivement passé a la quasi-unanimité des parlementaires flamands apres un vote démocratique. C est justement ce qui est tres triste dans ce dossier car le vote wallon y etait totalement opposé. Un rupture de plus.
Pour ce qui est de la défaite de la bataille de la Lys, je reconfirme bien que ce ne sont pas quelques bataillons flamands qui ont trahi la Belgique mais bien 6 divisions flamandes sur 9 qui ont se sont livrées a l ennemi. L historien Hervé Hasquin rajoute que 51,3% des soldats décédés lors des opérations étaient domiciliés en Wallonie, 8,8% à Bruxelles et 39,9 % en Flandre, alors que la population wallonne ne représentait alors qu'un peu plus d'un tiers de la population globale.
Quant aux régimes d apartheid dont sont victimes les francophones de la périphérie bruxelloise, ce n est pas le fait du TAK ou du VB mais bien une politique imposée par la communauté flamande et l administration provinciale du Brabant flamand. Rappelons que la Flandre refuse de considérer les francophone de la périphérie bruxelloise comme une minorité linguistique. La commission des questions juridiques et des droits de l’homme du conseil de l Europe a néanmoins jugé que les francophones de la région de langue néerlandaise peuvent être considérés comme une minorité linguistique (http://assembly.coe.int/documents/workingdocs/doc02/fdoc9536.htm). Cette minorité dont les droits sont systématiquement niés aurait donc le droit d utiliser les moyens nécessaires a sa reconnaissance (désobéissance civil, résistance passive et, si nécessaire, insurrection).
Enfin tout ceci, non pas pour tergiverser sur les chiffres ou les faits, mais pour démontrer clairement le fossé qui sépare de plus en plus les communautés avec les conséquences logiques de cette séparation. Si on permet le divorce dans les familles pourquoi ne pas le permettre entre les communautés ? La Belgique ressemble a une famille qui s est mariée parce que madame etait enceinte. Ils ont eu un enfant qui s appelle Bruxelles. Ils ne se supportent plus, s empoisonnent la vie et se pourrissent l existence parce qu ils ne savent pas comment faire pour se répartir les biens de famille et pour avoir la garde de l enfant en cas de séparation.
# 04/07/2009 à 07:12 carlos van caeneghem
Je me pose des questions. En effet, des individus qui n'ont pas vécus les faits 1940-45 peuvent-ils tenter de transformer l'hiustoire de la campagne de mai 940. On ferait mieux de décrire l'héroisme du Roi Leopold III, qui loin de laisser la population belge face à l'ennemi nazi est resté auprès d'elle, subissant avec elle vexations et insultes et n'a pas imité ni la Reine Wilhelmine ni le roi de Norvège pour sze mettre à l'abri en Ang leterre , aux USA ou au Canada.
# 04/07/2009 à 15:34 Philippe
Il n est pas question de transformer le récit d une bataille (comment pourrait on la transformer ?) mais d e l expliquer.
Pour ce qui est de l attitude de Leopold 3, la, contrairement a la bataille de la Lys dont personne ne nie les circonstances et les conséquences, les avis divergent.
Selon les historiens Raoul Van Overstrateten et Francis Balace, les défections d'unités flamandes ont joué un rôle dans la décision du Roi de capituler. Il était effrayé à l'idée que ces différences de comportements dans son armée (outre l'affaiblissement militaire qu'elles provoquèrent), ne poussent les Allemands à la même politique en faveur de séparatisme en Belgique qu'en 1914-1918: Ce qui est également important dans la pensée du Roi, c’est de ne pas permettre à l’ennemi de tirer argument des défections de certaines unités, on aura compris qu’il s’agissait de certains bataillons de régiments flamands, pour mener une politique favorisant le séparatisme et niant le fait belge.
La décision de capitulation fut prise contre l'avis de son gouvernement et fut blâmée par un vote des deux tiers du Parlement. Néanmoins il faut reconnaitre que fidèle à son engagement vis-a-vis de l'armée, Léopold se constitua prisonnier de guerre.
Moins héroique fut la visite aimable que Leopold rendit à Adolf Hitler pour discuter du sort de la population civile, mais sans obtenir de résultats.
Encore moins héroique fut l attitude du Roi qui ne protesta contre aucunes des exactions de l'Occupant nazi. Il n'éleva pas non plus la parole contre les exécutions d'otages ou contre l'envoi en Allemagne de centaines de milliers de travailleurs forcés et la déportation des Juifs. L attitude de Léopold diffère ainsi totalement de celle de son homologue Christian X de Danemark également pris en otage par les Allemands qui s exprimait ouvertement contre l occupant et qui portait l étoile juive par solidarité avec les opprimés de l antisémitisme.
# 06/07/2009 à 20:58 un passant par là
Yop,

ma comparaison avec les allemands n'avait pas pour but de justifier quoi que se soit mais de montrer que c'est possible même pour des choses bien pires.

Sur le doc. 51 2494/001 il y a une rupture comme il y a une rupture entre les libéraux et les socialistes sur les matières fiscales. Ce n'est pas pour cela que l'on différencie le traitement de l'imposition en deux groupes
en fonction des tendances des gens.

Je me permets de corriger une de vos affirmation. Il n'y a pas 6 divisions qui se sont rendues. Mais bien, environ, un peu moins de 7 régiments sur les 33 néerlandophones. Ce qui reste pour arriver aux 6 divisions sont en fait déclarés inaptes au combats parce que détruites, désorganisées, en retraite...
La plupart des redditions de régiments flamands ont eu lieu en Flandre, ce n'est peut-être pas un hasard, surtout que le souvenir de la Grande Guerre et de ses atrocités (Louvain, Saint-Trond, Tongres...) devait être encore dans tous les esprits.


Quant au pourcentage de victimes, n'oubliez pas que l'équivalent de 9 divisions étaient francophones et 11 néerlandophones. On peut donc considérer que l'armée n'était pas représentative de la population belge.

N'oubliez pas de replacer la bataille dans son contexte, comparer les redditions de troupes belges aux troupes françaises ou néerlandaises.

Pour ce qui est de "l'apartheid" en Brabant flamands, je pense que les torts sont partagés et qu'il y a une exagération de part et d'autre.

Quant à Léopold III, paix à son âme, il ne nous est malheureusement plus possible de le juger pour ses actes.

Si la Belgique ressemble à une famille, je considère alors les flamands et les wallons comme frère et sœur pas comme époux, puisqu'il n'y a jamais eu mariage.

Bonne journée
# 07/07/2009 à 06:46 Philippe
Je sais qu on diverge un peu du sujet mais je tiens néanmoins a revenir sur les affirmations de notre passant.

Selon les historiens historiens Bernard, Hasquin, Destatte, Balace, Simon, Taghon, dès le 13 mai, la 14e DI (flamande) s'avére inapte au combat. Le 23 mai, une grande partie de la 16e Division d'Infanterie (flamande) se livre à l'ennemi à Gand. Le 24 mai la 13e DI qui, la veille, n'a pas pu contenir une attaque allemande sur le canal de Terneuzen (que la 11e DI repoussera) est jugée inutilisable en bataille. Le 25 mai au matin, à l'endroit du front tenu par la 4e DI, le 15e Régiment de ligne se rendit volontairement aux Allemands, organisant même la pénétration des lignes de la DI par l'ennemi et entraînant de ce fait la déroute de toute la division. C'est la 1re Division de Chasseurs ardennais qui colmata la brèche ainsi créée. L'énergie de la riposte ardennaise qui fit 1500 morts et blessés dans le 225e RI allemand. Les unités de la 12e DI et de la 9e DI s'effilochèrent les jours suivants. Sur les 9 DI flamandes, six connurent des défaillances graves. On est donc loin de la reddition intempestive de 7 regiments.

Pour ce qui est de l apartheid pratiqué sur les minorités francophones en Brabant Flamand (dont l administration nie jusqu'a l existence même de minorité francophone), il semble que la commission des questions juridiques et des droits de l’homme du conseil de l Europe n est pas de votre avis.

Les wallons et flamands sont ils époux ou seulement frere et soeur ? c est a chacun de juger. Le mariage est l'« union légitime de deux personnes en vue de vivre en commun ». C est un contrat qui a pour but de fournir un cadre social et a d'établir des alliances entre ses partenaire pour y gérer les biens du couple. La fraternité n est rien d autre que l'expression du lien moral qui désigne des personnes ayant des parents communs mais nullement lié par aucun type de contrat. A quel définition se rapporte le plus la Belgique ?
# 13/07/2009 à 19:04 un passant par là
Je pense que l'on utilise le mot reddition avec un sens différent : pour moi reddition = se rendre à l'ennemi, se constituer prisonnier, pour vous si je comprends bien c'est = battre en retraite, ne pas être en capacité de combattre. Me trompe-je?

Je serai d'ailleurs curieux de lire des témoignages de soldats de l'époque sur cet épisode, si vous en avez, faites moi signe.

Pour ce qui est des problèmes en périphérie bruxelloise, je n'ai jamais écrit qu'ils n'existaient pas, il me semble juste que personne n'est n'y tout blanc ni tout noir mais avec un peu de bonne volonté de part et d'autre on peut facilement résoudre ce genre de problème.

Pour ce qui est du mariage ou de la fraternité je prenais le point de vue historique, pas politique.


# 28/09/2012 à 14:30 uydgdwerhats (site web)
# 12/10/2012 à 21:22 FloalaBattcek (site web)
ティンバーランド


timberland サイズ
Répondre à ce message

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site