Les conséquences d'une fin hypothétique de la Belgique

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# 12/07/2009 à 19:35 belge et fier de l'être (site web)
J'ai dit "hypothétique" car il est techniquement impossible de scinder le pays. En effet, avant d'arriver à leurs fins, les flamingants devront résoudre divers "problèmes" (Bruxelles et sa périphérie, les Fourons,...) qui s'avèrent en réalité "insolubles".
Mais revenons en à notre sujet. (Je précise aussi les désavantages pour la Flandre, même si je sais que Azrael, Oli et cie s'en foutent pas mal)

1) Tout d’abord, en finir avec la Belgique ne résoudrerait par les querelles linguistiques, ça va au contraire les amplifier, puisque les 2 groupes linguistiques devraient se partager les restants, ce qui provoquerait des conflits à profusion.

2) Quant à la dette publique, elle serait quasiment insoluble. On pourrait dire que "ceux d’en-face" sont coupables => regain d’hostilité.

3) Du point de vue économique, les risques son grands. En effet, les entreprises se sont constituées selon une logique ignorant la frontière linguistique. Si la Belgique éclate, tout le tissu économique agonisera en même temps.

4) Croire que l’union Européenne va résoudre le point 3) est une grave erreur, car l’Europe a maintenu un traitement administratif entre les états membres. Ce qui fait que si la Belgique se scinde, les produits devraient s’y conformer et ne pourraient donc plus circuler librement comme c’est le cas actuellement.

5) étant donné que la fin de la Belgique est également le triomphe du nationalisme, cela aura d’autres conséquences regrettables : les normes auraient pour seule "qualité" d’être différents de "celles d’en-face", en plus d’un climat de méfiance qui règnerait entre les 2 "camps", bien évidemment au détriment de l’efficacité des entreprises. Logique, puisque c’est l’idéologie séparatiste.

6) En bref, le temps que l’économie se remette de la division dont elle a fait l’objet -et dont elle a souffert- se reconstruise en 2 économies rivales, l’économie des pays étrangers évolueront tranquillement.

7) Cela minerait également la solidarité structurelle si indispensable à une prospérité. On parlera ici des transferts interrégionaux. Il existe dans tous les pays, mais il n’y a qu’en Belgique qu’ils sont considérés comme des problèmes. Il ne faut pas oublier que dans le passé, les transferts régionaux se faisaient dans le sens contraire, et ont permis au nord de la Belgique de se développer. Et une région a tout intérêt à ce que l’autre se développe, puisque ça fait un client potentiel.

8) Autre conséquence d’un nationalisme triomphant : il naîtrait une obsession de faire un état "authentiquement flamand" et provoquerait donc un chauvinisme destructeur.

9) Autre élément bien connu : la question Bruxelloise. Si la Belgique se scinde, on peut craindre une tentative de reflamandisation de Bruxelles, avec un risque de regain de francophobie, qui donnerait une image désastreuse de la Flandre.
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